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Misogynie et « pervers narcissique » : pourquoi faudrait-il choisir un sexe ?

La manipulation, la culpabilisation et le contrôle ne sont pas exclusivement masculins. Pourquoi confondre le scénario avec le phénomène nous empêche de voir clair.

2026-08-164 min
RelationsManipulationLuciditéStoïcismePN

Voix générée par IA — le texte lu à la volée.

On voit trop de femmes croire qu’elles ne font rien de mal. Pas parce qu’elles sont pires que qui que ce soit. Parce que le récit dominant a fini par inverser les rôles : le manipulateur, c’est l’homme. La victime, c’est la femme. Et entre les deux, il n’y aurait plus de place pour regarder les choses autrement.

Je ne suis ni psy ni sociologue. Je suis soudeur TIG, frontalier, en vanlife, et j’ai passé assez de temps seul avec mes pensées pour détester les généralisations qui font gagner du temps mais pas de lucidité. Alors posons la question calmement.

Le scénario a remplacé le phénomène

Quand on dit « pervers narcissique », beaucoup imaginent immédiatement un homme qui contrôle, culpabilise et déconstruit une femme. Ce scénario existe. Il est même fréquent. Mais il ne définit pas le phénomène.

  • La manipulation n'a pas de sexe.
  • La dévalorisation n'est pas masculine.
  • La culpabilisation, le contrôle, le renversement de responsabilité : ce sont des mécanismes humains.
  • Une femme peut les utiliser exactement comme un homme peut les utiliser.

Confondre le scénario le plus médiatisé avec la réalité complète, c’est comme confondre un chantier avec toute la construction. Ça donne une idée, mais ça ne représente pas le métier.

Une mauvaise expérience ne justifie pas la haine

Avoir été blessé par une femme ne donne pas le droit de mépriser les femmes. De la même façon, avoir été blessé par un homme ne donne pas le droit de mépriser les hommes. C’est pourtant exactement ce qui se passe dans certains espaces consacrés aux PN.

La misogynie ne devient pas acceptable parce qu’elle est exprimée par quelqu’un qui affirme avoir été victime. La victimisation ne vaut pas passeport pour la haine. Et si un groupe consacré à l’emprise finit par transformer toute femme en coupable potentiel, il n’aide plus les victimes : il fabrique un nouveau biais.

Où est la limite ?

La vraie question n’est pas de savoir qui manipule le plus. La vraie question est : peut-on dénoncer un comportement sans transformer cette dénonciation en attaque contre un sexe entier ?

  • Peut-on parler d'une femme manipulatrice sans en faire une généralité sur les femmes ?
  • Peut-on parler d'un homme toxique sans faire de tous les hommes des coupables potentiels ?
  • Peut-on reconnaître qu'une personne a été victime d'une femme sans valider la misogynie ?

À mon sens, oui. Mais ça demande une chose rare : la volonté de comprendre les mécanismes avant de choisir son camp.

Ce que le stoïcisme m’apprend là-dedans

Le stoïcisme ne me dit pas de rester neutre face à la manipulation. Il me dit de regarder les faits avant de regarder l’étiquette. Une action reste une action, quelle que soit la personne qui la pose. La lucidité commence quand on arrête de trier les comportements selon le sexe de celui qui les adopte.

Si nous voulons vraiment comprendre l’emprise, nous devons être capables de la reconnaître quand elle apparaît — indépendamment du sexe, du statut, du discours ou de la souffrance affichée.

Ce n’est pas une question de choisir un sexe. C’est une question de choisir la lucidité.

Et maintenant ?

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